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Avoir les bons arguments

10 sept.
2 min de lecture

La semaine dernière, je suis tombé sur un article de Radio-Canada soulignant le quarantième anniversaire du quai de la Relance, un quai en eau profonde situé à Sept-Îles. S’il s’agit aujourd’hui du premier port minéralier en Amérique du Nord, il aurait pu en être autrement. De l’aveu même des promoteurs, convaincre les partenaires gouvernementaux du bien-fondé d’investir dans ce quai alors que le privé était absent du montage financier n’était pas chose aisée. Il s’agissait, à l’époque, d’un pari risqué. Cependant, avec les bons arguments, ils sont parvenus à persuader le gouvernement de la justesse de financer ce projet.


Le temps leur a donné raison. Trois ans plus tard, un consortium international du secteur de l'aluminium s’implantait à Sept-Îles. Le port est également devenu un lieu de transition important pour les marchandises provenant du Nord du Québec et du Labrador. Connectés aux marchés internationaux, il est, aujourd’hui, l’une des principales infrastructures portuaires du Canada.


Certes, les temps ont changé. Financer la réfection d’une infrastructure municipale, parait plus difficile, surtout pour les petites municipalités. Toutefois, une chose demeure; il faut trouver les bons arguments, ceux qui sauront convaincre à la fois la population locale et les partenaires financiers. Dans un contexte comme le nôtre, marqué par l’inflation et le resserrement des politiques budgétaires, cela ne s’improvise pas.


Dans le cas des concitoyens, la production d’un portrait financier permettra de répondre aux inquiétudes soulevées en comparant notamment le niveau d’endettement de leur municipalité et son taux global de taxation à celui des municipalités voisines et aux autres de même taille.


Pour convaincre les partenaires financiers, le portrait financier ne suffira pas. Cela commande la préparation d’un argumentaire solide qui repose sur une analyse exhaustive des forces et faiblesses d’un milieu, mais également des menaces et des opportunités qu’il offre. Une telle analyse (FFOM) est la condition sine qua non à la confection d’un dossier convaincant.  


Hier, comme aujourd’hui, une bonne préparation demeure la meilleure façon d’assurer le succès d’un projet.   Avec de bons arguments, le financement peut encore être au rendez-vous.


Jean-Sébastien Barriault

Conseiller stratégique senior

EMC Stratégie de financement

 
 
 

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